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XIIIème siècle - Les guéguerres du Col Collon, les Rarogne & l'ours d'Arolla

La partie supérieure de la vallée de la Borgne relève au début du XIIIème de plusieurs seigneurs : le chapitre de Sion, les sires d'Ayent, les sires de Bex et les Rarogne.

les Rarogne

Les véritables maîtres du val d'Hérens ayant juridiction et exercice de la justice sont les seigneurs de Bex et les sires d'Ayent. Comme vidomnes (vice-seigneurs), ces deux seigneurs se rendaient alternativement chaque année, en mai et octobre, à Suen pour y tenir le plaid général et rendre la justice. Leurs métraux exerçaient la basse justice le reste de l'année et pouvaient seuls imposer des bans.

->déroulement d'un plaid (utilisateurs enregistrés)

En 1210, Pierre II de la Tour, fils d'Aymon de la Tour, s'intitule sire de Bex et coseigneur d'Héroens.

En 1211, Pierre d'Ollon, vidômne de Sion, faisait don au Chapitre s'il meurt sans héritier direct, de ses hommes censitaires en Hérens.

1211, sous l'évêque Landri de Mont, une armée de ducs de Zsaehringen est repoussée à Ulrichen.

Les Zsaehringen suite et fin

Le duc Berthold V de Zsaehringen essaya, comme son père, de faire reconnaître son autorité sur la vallée du Rhône, malgré le diplôme impé rial qui annulait tous les droits que les comtes de Savoie et les ducs de Zsaehringen pouvaient invoquer sur le comté episcopal. Mais les Valaisans ne voulurent pas se donner un nouveau maître, et refusèrent d'admettre des prétentions si peu fondées. Le duc, en présence de cette opposition, eut recours à la force ; mais ses armes n'obtinrent guère plus de succès. Voyant enfin qu'il ne viendrait jamais à bout de réduire ce pays sans l'aide de troupes nombreuses, il réunit 13,000 hommes, franchit le Grimsel et pénètre en Valais. Bientôt les sinistres lueurs de l'incendie, qui dévore les villages et les hameaux, annoncent l'approche de l'envahisseur. Les Valaisans prennent position près du village d'Ulrichen et attendent l'ennemi. La bannière episcopale flotte au-dessus de leurs rangs. Le combat s'engage; l'armée ducale est vaincue, et la liberté, gage de la victoire, brille d'un nouvel éclat sur les Alpes valaisannes.

L'évêque Landri de Mont, dont l'étendard vit fuir le dernier des Zsaehringen, construisit, sur une hauteur qui domine la Morge, le château de la Soie, dans le but de fortifier ses frontières contre la Savoie, dont les possessions s'étendaient jusqu'au pied de cette forteresse. Plusieurs évoques habitèrent cette résidence. Landri de Mont procéda également au relèvement du château de Montorge, qui avait été bâti puis démoli par Aymon de Savoie, apanagiste du Bas-Valais. Ce prélat s'éteignit le 10 avril 1237, après un épiscopat de 30 ans. Les annales du pays conserveront le souvenir de la belle et énergique figure de ce prince-évêque, qui, à la tête de son peuple, repoussa l'envahisseur. Son nom demeurera inséparable de la victoire d'UIrichen.

Escarmouches via le col Collon

L'optimum climatique médiéval est une période inhabituellement chaude en Europe, qui a duré de l'an 900 de notre ère jusque vers 1300-1400. Epoque dorée des échanges commerciaux à travers les Alpes, mais aussi des nombreux accrochages entre Valaisans et Valdôtains…

Une légende rapporte qu’à cette époque, le Haut Val Pelline payait ses impôts à la vallée d’Héruens. En 1220, les valdôtains ne voulant plus payer, les hommes d'Héruens portèrent la guerre dans la combe de Bionaz afin de les remettre à l’ordre mais furent battus au lieu dit « Plan de Bonne Mort » (Place Moulin) et reconduits au « passage » où Les Valdôtains construisirent à plusieurs reprises des guérites de garde (La Garda).

Quelque temps après, les gens de Bionaz usèrent de représailles ; ils furent à leur tour repoussés. Une paix sera signée entre les deux parties en 1233, avec promesse de vivre en bonne entente...

Sauf que... une autre version de ces incursions héruensardes dans la vallée supérieure de la Valpelline existe... Selon l'abbé Joseph Henry, des gens armés montèrent au col depuis

Héruens entre les années 1000 et 1200, et descendirent dans la combe de Bionaz y porter la guerre, avec un résultat si désastreux pour les envahisseurs que l'on retrouve dans le vallon non seulement un « plan de la Bataille » mais aussi un « plan de bonne mort ». Le théâtre du combat est également noyé sous un petit lac : l'« Eau de Bonne Mort » . ->lire la suite (utilisateurs enregistrés)

Dîme

La dîme consiste à prélever le dixième de la récolte en faveur du seigneur. Les dîmes, dans notre vallée, faisaient partie de la donation du roi Sigismond à l'abbaye d'Agaune.

A l'origine, les dîmes étaient le bien des églises. Par usurpation des Rodolphiens et de leurs successeurs, les comtes de Maurienne-Savoie, abbés commanditaires du couvent, ces dîmes passèrent entre les mains des seigneurs laïcs, les nobles de Bex et d'Ayent.

Une charte de 1693 nous apprend que le Chapitre de Sion percevait la dîme du blé et du foin sur les prés des Haudères, et dans les vallons de Ferpècle et d'Arolla.

Collon, Colomb, Colon...

L'appellation « Collon » proviendrait-elle d'un patronyme (Jean Colon de St-Martin) ?

Parmi les anciennes et assez nombreuses appellations du passage de « collon », qui peut également se traduire par « le petit col », figure « Mons Coupe-line », qui signifie « col (de la Val)pelline ».

« Kolà » se traduisant, en patois tant évolénard que valdôtain, par « couler, s'écouler » et « kolòna » signifiant « support, colonne », la fréquence des coulées de neiges, des chutes de pierres et de séracs dévalant sa face nord qui se dresse telle une colonne expliquerait-elle l'évolution du nom « Mons Coupeline » en « Mont-Coulant » ou « Mont-Colonne »??

Il faudra attendre le début du XXème siècle et une étude de W.A.B. Coolidge retraçant l'histoire du développement cartographique et littéraire pour faire toute la lumière sur l'origine du Mont-Collon, confondu pendant des siècles sur les cartes - sous la dénomination de Mont Coupeline - avec un autre grand sommet entièrement situé en Suisse et pas très éloigné de la Vallée d'Aoste, le Grand Combin...

A cette époque, le Chapitre de Sion possédait en Hérens un certain nombre de personnes qui étaient ses hommes-liges, c'est à dire dépendait de lui pour les terres à eux concédées. Nous trouverons entre autre Jean de Volovron, Louis de Jacques de la Giéty, Jean-Michel de Bréona, Jean Colon de St-Martin, Benoît de la Sage, etc.

En 1229, Guillaume, d'Ayent, rival dans sa propriété de la puissante famille des de la Tour, cherche l'appui du prince-évêque pour mieux pouvoir s'en défendre ; il remet son alleu au prélat pour le reprendre de lui en fief. Dès lors, la seigneurie des sires d'Ayent releva de la haute juridiction épiscopale.

->Les orginies du Mont-Collon (utilisateurs enregistrés)

Guerre de Pierre de Savoie
En vertu du traité de paix entre l'évêque et le comte de Savoie, Pierre II, celui-ci céda au prélat ses droits au-dessus de la Morge de Conthey, sa villa d'Hérens entre autres, avec les fiefs des de la Tour, vassaux de la Savoie.

en 1268, le traité annulé, chacun reprend ses droits. Hérémence, Hérens et les fiefs des de la Tour reviennent à la Savoie. La part des seigneurs d'Ayent demeure sous la suzeraineté épiscopale.

Pour recouvrer les quelques redevances qui lui devaient les gens d'Hérens, le Chapitre nomma un métral. De son côté, Pierre de la Tour, vidomne de Conthey, avait chez nous un sauthier dans le même but.

->guerre de Pierre de Savoie (utilisateurs enregistrés)

Début des années 70, Werner de Rarogne, de Mont-Ville, transmet à Mgr Rodolphe de Valpeline une taille de 40 sols qui lui devaient certains hommes d'Hérens

->les Rarogne (utilisateurs enregistrés)

Dès 1290, la métralie d'Ayent appartenait au Chapitre qui nomma désormais le vidomne d'Ayent en Hérens en lieu et place des sires d'Ayent.

Taille

La taille était une contribution extraordinaire ou permanente devant permettre au seigneur de couvrir ses obligations pour frais de guerre, d'achats, de construction. La taille entre dans le même ordre de nécessité que l'Impôt fédéral pour la défense nationale levé à l'effet de rembourser les 8 milliards de dette de la Confédération résultant des frais de mobilisation pendant les deux guerres mondiales.

Première mension écrite d'Arolla
Dans un plaid des années 1290, on indique des règlements intéressant pour les pâturages, les chemins à suivre avec les bestiaux conduits aux alpages, la chasse aux bouquetins et aux ours.

A cette époque, dans le Val d'Hérens, il n'y a que deux métraux. Eux seuls peuvent imposer des amendes.

Depuis le 19 juin jusqu'à la désalpe, les montagnes de la paroisse d'Hérens demeurent banisées : le reste de l'année, leur pâturage est accessible à tous les bourgeois.

Qui possède des prés sur le bas de l'alpage les clôture.

On ne gardera chez soi que les vaches nécessaires aux besoins de la famille (maisonnires). Que l'on conduise les autres animaux sains à l'alpage.

Aux seigneurs de la Tour reviennent les ours saisis sur le mont de Semelly (chemeuille), leur alleu, ainsi que les cornes des bouquetins d'au moins 7 ans.

Par contre, les ours et les bouquetins pris deux côtés du val d'Arolla, appartiennent aux seigneurs d'Hérens.

A cette époque, les alpages de la rive gauche de la commune d'Evolène, Semelly, Arbez, La Gietty (Niva) et la Cretta, constituaient un fief des sires de la Tour. Aux seigneurs de Rarogne branche de Mont-Ville, appartenait le territoire de la rive droite, au dessus des rocs (Seigneurie de Villa) et le val d'Arolla. L'alpe de Bréona restait cependant inféodée aux seigneurs d'Anniviers.

Origine des communes
Au fil du temps, la situation politique du Valais revêt un nouvel aspect. Les cultivateurs commencent à s'affranchir. Ils rentrent en possession d'une antique liberté. Les hommes, sentant le besoin de réunir leurs forces, divisées par le système féodal, s'étaient déjà groupés en communautés; mais ce n'est qu'au XIII e siècle que ces dernières se trouvent constituées et en possession de quelques droits. On les voit établies dans de nombreuses localités, dont les habitants se réunissent en assemblées générales (plaid) sous la présidence du seigneur ou de son lieutenant, pour s'occuper de leurs intérêts.

Dès la fin du siècle, la communauté d'Hérens s'organise désormais par « quarts » : trois à Saint-Martin Suen, Saint-Martin et Eison ; quatre à Evolène : Villa, Bréona, Giety et Lanna.

A la faveur de ces nouvelles institutions, le peuple commence à prendre part à la gestion des affaires communales. Dans le siècle suivant, ce rôle grandira, et l'élément populaire conquerra sa place dans les Conseils du pays. Dès la première moitié du XIVe siècle, les communes participeront avec le prince-évêque à l'administration du comté. Leurs députés formeront le Conseil général de la terre du Valais.

->dossier complet (utilisateurs enregistrés)

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