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XIVème siècle - Hérens aux mains de l'évêque, Arolla dans celles des Rarogne

Au cours du XIIIème siècle, les évêques de Sion rachetèrent la majorité de leur coseigneurie aux sires d'Ayent (Suen).

Le descendant d'Aymon de la Tour et de Clémence de Bex, Antoine de la Tour, faisant défenestrer le vieil évêque Guichard Tavelli en 1375 sera expulsé du Valais. Les de la Tour, ne doutant plus de l'impossibilité d'y rétablir leurs affaires, vendirent en 1376 tout ce qu'ils possédaient dans le diocèse de Sion au comte Amédée VI. L'évêque Edouard racheta au comte (son cousin) dès le 9 juillet de la même année tous les fiefs des de la Tour situés au-dessus de la Morge et devint l'unique seigneur d'Hérens.

Exit donc les sires de Bex (de la Tour) et d'Ayent. Les sires de Rarogne conserveront quant à eux leurs propriétés - dont le val d'Arolla - jusqu'en 1482.

Les quarts d'Hérens - formant chacun une communauté autonome - paraissent déjà unis pour traiter avec les gens de la Valpeline et réglementer la jouissance des biens communaux, tant dans le bas qu'en montagne. Les quatre quarts d'Hérens sont représentés :

- en 1329, sur un traité de bons services et de secours réciproques signé avec la Valpeline.

- en 1369, à La Leyseta, au sommet du val d'Hérens, où ils signent la reconnaissance des anciens traités et révisent le limitage. Ce parchemin, conservé aux archives de la commune d'Evolène, assigne notamment aux Valaisans une place à Prarayer pour le bétail amené à la foire d'Aoste qui dispose encore de la place d'Hérens derrière l'Hôtel de Ville. Les valdôtains auront eux aussi leur place à Evolène, au lieu-dit "Clos lombard" situé vers le cimetière communal et faisant office de place de marché.

- en 1381, lorsque les hommes d'Hérens établissant un règlement bourgeoisial (se basant principalement sur les décisions prises lors du plaid de Suen vers 1290), obtiennent de Mgr Edouard de Savoie qu'aucun étranger n'aie le droit de faire paître ses animaux sur les terres d'Hérens. Dès lors, les alpages seront considérés comme propriétés bourgeoisiales susceptibles de pâturage ou de pacage au gré des bourgeois, dès la désalpe jusqu'au 9 juin d'abord, puis 19 juin par la suite.

Bourgeois

Du terme allemand « burg », château-fort, et par extension, asile, est venu le mot bourgeois, qui désigne celui à qui le

château donne abri et protection.

La grande peste noire décime l'Europe
Après avoir sévi en Chine (1331), la peste noire, issue des steppes de l'Asie centrale (Mandchourie) va suivre les routes du grand commerce. En 1347, les Tartares (Mongols) assiègent le comptoir génois de Kaffa (actuelle Feodosiya), sur la rive orientale de la mer Noire. La peste sévit déjà dans leurs rangs et ils catapultent les corps infectés sur la ville. La maladie terrorise les habitants qui fuient en bateau et arrive ainsi dans le port de Gênes.

Elle touchera toute l'Europe jusqu'à la Scandinavie en remontant les fleuves et en suivant les échanges commerciaux. C’est la plus grande pandémie de tous les temps : entre 25 et 40 millions de morts, presque la moitié de la population européenne. On l'appela extra-mors et d'elle nacquit le proverbe « de cent ne reste que neuf »

En janvier 1349, elle atteint Saint-Maurice. En peu de temps, 40% de la population de la ville mourra.

L'épidémie remontera la vallée, et atteindra le Valais central au mois de juin. Entre le quart et le tiers de la population adulte disparaît lors de ce premier passage de la peste dans le diocèse de Sion. L'épidémie disparaîtra aussi rapidement qu'elle est arrivée, mais elle réapparaîtra de façon régulière dans la seconde moitié du siècle. Pas moins de cinq autres passages sont répertoriés par les historiens entre 1360 et 1393. À chaque fois, la population la plus faible est décimée, le taux de mortalité est multiplié par 20 ou plus, mais généralement après six à neuf mois, la maladie cesse.

Elle ne disparaîtra totalement que vers le milieu du XVIIe siècle.

Bien qu'aucun document n'ait été trouvé dans les chartes sur les causes de la forte immigration dans le val d'Hérens de ressortissants de la vallée de St-Nicolas et de Praborne germanisé (Blatter, Crettaz, Follonier, Knoden, Rieder, Uniez, Zermatten, en 1498, les 2/3 de la population d'Hérens parlait allemand) - le col et la vallée d'Hérens étaient à l'époque la route la plus courte pour se rendre de Zermatt à Sion - tout porte à confirmer une vieille tradition, à savoir que la population autochtone aurait succombé à la peste noire. Beaucoup plus meurtrière dans les montagnes que dans la plaine, elle aurait déterminé la venue de plusieurs familles originaires de Savoie (Chevrier, Maître, Morand, Pralong), de la région de Bordeaux (Fauchère), de Gressoney (Rong), d'Espagne (Gaspoz) mais aussi d'origine inconnue (Anzévue) et, du côté d'Hérémence, de Bourgogne (Burdin, Bournissay, Tournier, Genolet).

Insurrection de la noblesse
La noblesse valaisanne, puissante et ambitieuse, voulant secouer le joug du pouvoir central qui met obstacle au sien, va se liguer pour renverser l'autorité temporelle du siège épiscopal. Les évêques, pour mettre un frein à ce torrent envahisseur, recherchent le concours du peuple qu'ils dotent de libertés et de franchises.

Cet ensemble de prérogatives donnera naissance à une nouvelle puissance, civile et politique, exercée plus tard par les dizains.

Au début du XIVème, Mgr Philippe de Gastons, et après lui, Mgr Tavelli invitèrent les communes à leur envoyer des députés qui formeront le Conseil général du pays. Ces communautés anéantiront la noblesse féodale mais saperont, à leur tour, les fondements du pouvoir temporel des évêques...

->insurrection de la noblesse (utilisateurs enregistrés)

1352, appelé par l'évêque Guichard Tavel (qui s'était brouillé aussi bien avec Pierre de la Tour qu'avec ses propres sujets), le Comte Vert Amédée VI de Savoie prend d'a et pille la vile de Sion.

1354-1355 Résistance des communes du Haut-Valais, qui n'acceptent pas les conditions imposées par la Savoie

1361 Traité d'Evian : la Savoie renonce à s'immiscer dans les affaires du Valais. La Diète, où siègent les représentants des Dizains (7 des ancines 10 cercles du Valais, 3 étant devenus savoyards), présidée par l'évêque ou par le « capitaine général » du pays, participe désormais activement au gouvernement.

1365 Nouveau conflit entre l'évêque Guichard Tavel et les barons de la Tour.

1375, Assassinat de Guichard Tavel au château de La Soie. Révolte des dizains. Antoine de la Tour battu à Saint-Léonard est banni. Un an plus tard, Mgr Edouard de Savoie rachète ses biens au comte de Savoie. Le métral et le sauthier des de la Tour deviennent le métral et le sauthier de la mense épiscopale.

Insurrection du peuple
Edouard de Savoie, évêque de Belley et successeur de Guichard Tavelli racheta les domaines des de la Tour. En garantie du prix d'acquisition, s'élevant à 40,000 florins d'or, il remit au comte ses châteaux de Martigny, de La Soie et de Montorge. Cet acte mécontenta les communautés et attira à Edouard leur disgrâce. En effet, en livrant à l'étranger les principales forteresses de la vallée, l'évêque ne prenait guère en mains les intérêts de ses administrés. Aussi, à peine la mort eut-elle fait descendre dans la tombe Amédée VI, dont la présence avait seule pu maintenir Edouard sur le siège de Sion, que les patriotes coururent aux armes.

En 1378, la vallée de Conches, indignée de la politique de l'évêque Edouard de Savoie, se soulève.

->insurrection des communes (utilisateurs enregistrés)

En 1384, soulèvement général, les châteaux épiscopaux sont ruinés et l'évêque prend la fuite. Un traité est signé : la Morge de Conthey sera dorénavant la limite des possessions savoyardes.

En 1386, vengeance du Comte Rouge Amédée VII de Savoie. Sion prise et mise à sac.

En 1388, Seconde campagne du Compte Rouge. Mais en décembre, une armée savoyarde commandée par le comte de Gruyère est taillée en pièces devant Viège.

En 1392, le traité de paix de 1384 est confirmé et homologué par les députés des communes: la Morge de Conthey redevient – sur la rive droite du Rhône – la frontière entre la Savoie et les terres de l'évêque, frontière traversant - sur la rive gauche du Rhône - le val d'Hérens. Cette limite tiendra jusqu'à ce que, par la victoire du 13 novembre 1475 et l'occupation de Monthey en 1536, le Valais entier reconnut l'autorité du prince-évêque.

Dès la fin du XIVème en Hérens, la juridiction civile et pénale se trouvera entre les mains de l'évêque et du chapitre. Leurs métraux exerceront la basse justice, pourvoiront à l'administration générale et imposeront les bans. En seconde instance, elle ira au prélat ou au châtelain d'Hérens.

Pendant la durée des plaids, le vidomne capitulaire jugera toute la causes.

->dossier complet (utilisateurs enregistrés)

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