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DE 1798 à 1815 - La révolution valaisanne, Napoléon et les soldats du passage d'Arolla

Le 14 mai 1797, Napoléon s'empare de la Lombardie, proclamant la république cisalpine avec Milan comme capitale. Tôt après, le général fit demander au gouvernement valaisan la permission de traverser le Valais par des troupes et de pénétrer en Italie par le Simplon. Le Valais réppondit qu'il ne pouvait accéder à cette demande sans consulter les Suisses alliés.

Napoléon n'insista pas pour l'heure, mais la suisse comprit le danger que constituait pour elle l'ambition de ce général et sentit le besoin de garder ses frontières, mais en retarda l'exécution à cause des dépenses.

Ainsi, le passage en Italie par le col de Collon ne fut gardé par des troupes que depuis le début de l'an 1799 au 27 mai 1800, période durant laquelle Evolène dut supporter bien des frais dont le quart seulement lui fut remboursé par le canton.

Entre temps, Bonaparte, secondé par deux suisses gagnée aux idées révolutionnaires pénétrait en Suisse avec son armée; Genève, Vaud, Porrentruy, Solaire, Fribourg ; Berne tomba à son tour après une héroïque défense. Ainsi sombra la confédération des 13 cantons. Une constitution, calquée sur celle de la France, fut imposée à la Suisse sous le nom de République helvétique une et indivisible.

La Suisse fut divisée en 19 préfectures dont le Valais avec un Grand conseil et un sénat formé de 8 députés par préfecture et de 4 pour le Sénat, un Directoire de 5 membres et un Tribunal suprême de 19 membres. A la tête de chaque préfecture, un préfet nommé par le Directoire.

Cette constitution si contraire à nos traditions séculaires fut mal reçue en Suisse et surtout par les catholiques, à causes des vexations du Directoire contre la religion.

L'indépendance du Bas-Valais

Le Valais ayant reconnu la nouvelle République française reçut de celle-ci fin 1797 un chargé d'affaires qui s'installa à Saint-Maurice en tant que simple résident. Ce simple résident, le général Mangourit - envoyé par le Directoire français sous la recommandation d'agitateurs suisses résidant à Paris (Club des Patriotes) dans le but d'appuyer les mouvements séditieux - fit savoir fin janvier 1798 qu'il se préparait, selon les ordres de son gouvernement, à effectuer la révolution dans la vallée du Rhône avec l'appui des troupes françaises se trouvaient dans le canton de Vaud voisin.

Le 28 janvier 1798, Mangourit fit élever sur la place publique de Saint-Maurice le premier arbre de la liberté. Les autorités locales résignèrent leurs fonctions entre les mains d'un comité provisoire. Le gouverneur s'éloigna. Monthey, Martigny, l'Entremont suivirent l'exemple de Saint-Maurice. Le Val d'Illiez et Trois-Torrents ne dressèrent l'arbre de la liberté que sur l'ordre du comité de Monthey et du résident français.

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L'invasion des français

Une charte constitutionnelle, connue par son esprit unitaire, fut imposée au peuple de la République helvétique. Les communes de la partie occidentale du Valais, qui venaient de reconquérir leur indépendance, acceptèrent favorablement ces principes nouveaux. Les dizains orientaux, qui vivaient à l'ombre d'une démocratie séculaire, les repoussèrent avec opiniâtreté. Bientôt un long cri de guerre retentit dans la vallée supérieure, appelant le montagnard aux armes pour la défense de la religion et de la liberté. L'évêque essaya de les dissuader en leur faisant comprendre que leur entreprise aboutirait à un échec complet. Rien n'y fit. 4000 hommes mal armés descendirent jusqu'à Sion qui leur ouvrit ses portes.

Mais une armée française jeta ses nombreux bataillons sur les plaines du Rhône qui s'englantèrent...

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La prise et le pillage de Sion (17 mai 1798)

Le 17 mai 1798., la ville de Sion fut abandonnée aux troupes françaises et vaudoises; on battit inutilement plusieurs rappels; le pillage dura depuis dix heures du matin jusqu'à la nuit.

->La prise et le pillage de Sion (utilisateurs enregistrés)

L'évêque, Mgr Joseph-Antoine Blatter, fut indignement traité chez lui; il fut souffleté, il reçut des coups de poing à la tête et des coups de pied quand on l'eut jeté à terre; il fut pillé pour la valeur de neuf à dix mille écus ; l'anneau pastoral qu'il portait au doigt lui fut arraché. Avec cela il dut encore entretenir le général Lorges et son état-major. Le grand doyen Imseng, vieillard plus qu'octogénaire, assailli dans son domicile par les pillards, reçut au bras un coup de baïonnette. ..

Retrouvez le témoignage de Mgr Blatter, dernier évêque à porter le titre de comte et préfet du Valais, recueilli par le chanoine Anne-Joseph De Rivaz, propos qui vous apprendront entre autre que le révérendissime avait caché 8000 écus dans son mayen d'Arolla, au fond de la vallée d'Hérens !!

->Témoignage de A.-J. De Rivaz (utilisateurs enregistrés)

Le Valais république indépendante

Le peuple suisse était partagé en deux camps: les unitaires maintenaient les principes de la Révolution, et les fédéralistes désiraient le retour de l'ancien ordre de choses. Bonaparte, revenu d'Egypte, avait renversé le Directoire, donné à la France une constitution nouvelle, et, sous le nom de premier Consul, pris en mains les rênes de l'État. Ce premier pas fait dans la, voie qui devait aboutir à l'empire, ébranla le Directoire helvétique.

Après bien des essais pour reconstituer une nouvelle forme de gouvernement, on établit une commission exécutive et une commission législative. Le 9 février 1801, la France conclut avec les puissances belligérantes le traité de Lunéville, qui reconnut l'indépendance de la Suisse. La République helvétique forma une nouvelle unité territoriale. Le Valais, malgré les protestations de ses représentants et des Conseils helvétiques, fut démembré de la Suisse. Ce fut une séparation douloureuse. Mais la volonté du premier Consul était toute puissante. Il voulait relier l'Italie à la France par la route du Simplon, et placer ainsi la vallée du Rhône sous sa dépendance immédiate.

Le général Louis-Marie Turreau fut l'instrument que le conquérant choisit. Le 28 novembre 1801, il occupa le Valais avec trois bataillons, entièrement à la charge de la population déjà terriblement éprouvée par les deux guerres de 1798 et 1799. Ce gouverneur militaire frappa le pays d'une contribution de 50,000 francs, remplit les maisons des récalcitrants de garnisaires, suspendit la Chambre administrative et les municipalités indépendantes, dévalisa le trésor public, porta des décrets arbitraires, etc..

Fin mars 1802, Evolène, comme 92 autres communes, protesta à Berne contre le régime tyrannique de ce général (1801-1802). Elle eut les honneurs d'une occupation militaire. Pour éviter pareille charge, le président de la commune écrivit le 20 mars au préfet intrus Pittier qu'il reconnaissait l'autorité de la France. Nantie de cette démarche, la population indignée chargea Jean Quinodo, membre du tribunal du district et le notaire Antoine Forcla de révoquer l'ace de soumission. Ceux-ci s'exécutèrent en temporisant. Le 4 avril, nouvelle assemblée priant l'agent Jean Maître d'opposer à Pittier un refus catégorique. Le général Turreau s'en vengea, en ordonnant, le 29 juillet, de verser, dans les 48 heures, 2000 livres françaises. On dut s'exécuter, d'autant plus que la troupe ne devait quitter Evolène qu'au retour du fonctionnaire, porteur de la quittance (12 août)...

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En 1798, la mense épiscopale possédait encore dans notre commune divers droits féodaux assez importants comme principal seigneur de la vallée, avec le Chapître de Sion. Comme la constitution cantonale de 1802 prévoyait l'abolition de toutes les redevances de nature fléodale, Mgr Joseph Antoine Blatter, évêque de Sion, avec l'approbation de sa Sainteté le Pape Pie VII, proposa aux autorités de la commune de racheter en bloctous les fiefs et droits de l'évêché, de quelque nature qu'ils fussent.

1806 - Laurent Joseph Murith - Le guide du botaniste qui voyage dans le Valais
Chanoine du Grand-Saint-Bernard, Laurent-Joseph Murith (1742-1816) se passionne pour les sciences naturelles et la montagne. En 1793 il entreprendra le recensement de la flore locale en parcourant les cols et les vallées. Paru en 1810, son Guide du botaniste qui voyage dans le Valais sera le premier ouvrage dédié à la flore valaisanne.

Le Guide relate dix-huit excursions dans les différentes parties du Valais, au cours desquelles Murith ou ses aides observent systématiquement la flore et collectent des spécimens de plantes et de minéraux. Dans sa lettre XVIII, datée du 5 Août 1806 il y décrit, de manière limpide, l'itinéraire qui le mènera d'Annivié, par le col de Torrent, à travers le val de St-Barthélémi jusqu'à la montagne de Seilon :

« Ici la vallée se partage en deux gorges. Celle de Frepey qui est à gauche ne me promettant rien de nouveau, j'entrai dans celle de S-Barthélemi qui est à la droite : c'est en la suivant que je suis parvenu à la montagne de l'Arola qui est dominée par un immense glacier, grand passage de la vallée d'Hérens à Bionaz, dans le pays d'Aoste. On ne l'aborde qu'après avoir traversé un glacier de trois lieues. On aborde également dans cette traversée, le glacier de Tzermontanaz, d'où, en passant par Champrion et le Mont rouge on peut gagner Ollomont. Il ne seroit pas prudant de s'y exposer sans un bon guide. J'ai découvert sur cette montagne de l'Arola, l'élégant Senecio incanus, les Achillea nana et moschata qui abondent dans toutes les alpes. De l'Arola, j'ai gravi le Col de l'Evêque de Riedmatten, au sommet duquel j'ai cueilli le Ranunculus glacialis. Ce col une fois dépassé, je suis descendu, à la montagne de Seilon, en approchant du grenier, j'ai observé la Campanula cenisia, les Artemisia Boccone et mutellina. Au delà des chalets, j'ai parcouru les glaciers s'étendant sur la plaine des montagnes de Gex ; ils sont peuplés par les Astragalas Halleri, campestris et Leontiuns, les Gentiana tenella et nivalis.

Par le grand chemin, parmi d'énormes blocs de rochers éboulés, je suis enfin arrivé au village de Mars, dépendant d'Hérémens... »

->lire l'extrait de la XVIIIème lettre (utilisateurs enregistrés)

En 1810, vente du droit d'un quart de vache à l'alpage de l'Arrollaz à Jean Anzévui, ancien banneret et président d'Evolène de 1807 à 1810.

Le département du Simplon

15 août 1810, 11 heures, une délégation valaisanne débarque à Paris: l'évêque de Sion, Joseph-Xavier de Preux, le magistrat Charles-Emmanuel de Preux, quelques autres personnalités emmenées par l'ancien grand bailli de Sépibus qui préside la délégation, ont obtempéré à l'appel de Napoléon qui a quelques remontrances à leur faire...

Partis de Lausanne le 6 août à bord d'un équipage de chevaux, les voici à Paris. Ils attendront jusqu'au 20 pour être reçus par Champigny, le ministre des Relations extérieures. L'empereur, dit-il, comme souverain de la France et de l'Italie ne pouvait pas être indifférent à l'administration du Valais; qu'elle contenait des vices intérieurs auxquels il s'agissait d'apporter remède ; "que l'état de nos routes était dans un abandon contraire à nos engagements avec la France; "Sa Majesté avait été instruite, à Vienne, qu'il y avait des correspondances entre le Haut-Valais et les insurgés du Tyrol"

La délégation est impuissante, l'Empereur a déjà pris sa décision et va enfin dévoiler son plan arrêté depuis 1797 mais retardé par tactique politique. Le 12 novembre 1810, un décret de Napoléon Ier met un terme à la République rhodanienne. Devant l'inaptitude des autorités valaisannes à se gouverner selon les voeux de l'Empereur, le Valais, qui goûtait depuis huit ans les bienfaits de sa liberté, est purement et simplement annexé à l'Empire.

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Evolène fera partie jusqu'en 1815 du canton d'Hérémence. Antoine Forcla, notaire, devint maire. Ses adjoints furent Jean Follonier en 1810-11-13-15 et Jean Anzévui, ancien président, en 1812.

En 1813, Evolène et le val d'Arolla sont mentionnés dans l'ouvrage de Georges-Chrétien Desloges Voyage d'un convalescent dans le département du Simplon: « Evolena se divise en deux vallées, l'une s'allonge sur Bagnes, et les monts de l'Arola sont inaccessibles. Ce glacier est magnifique. L'autre va du côté de Zermatt… Par la vallée de L'Arola en Evolena; on passe pour aller dans la Valpeline - ce chemin était très-fréquenté autrefois. »

->lire l'extrait (utilisateurs enregistrés)

Le 26 novembre. les principaux magistrats du pays et des grands dignitaires du clergé en présence du général César Berthier sont réunis pour la prestation de serment. Sion, la préfecture, s'ancre définitivement dans la partie francophone. Cette parenthèse laissera au moins des grands axes routiers qui assureront une certaine prospérité à la vallée.

En 1811 parurent la loi des finances et le code. Les lois françaises entrèrent en vigueur dès le 1er mars 1811.

En 1812, on introduisit la conscription militaire des célibataires de 18 à 26 ans.

En 1813, les impôts directs furent augmentés d'un tiers ; les impôts indirects rapportaient au moins 40'000 francs. Pour remplir sa caisse insatiable, Napoléon confisqua les biens des Pères Capucins, fit vendre tous les biens meubles des communes, haussa le prix du sel.

Sentant la menace des pays alliés contre la France, Napoléon fit entrer en Valais des canons, des obusiers, de l'artillerie et fit murer les portes de la ville de Sion. Cette menace était fondée.

Le champ de bataille de Leipzig vit pâlir l'étoile du conquérant (18 octobre 1813). Le 21 décembre, les alliés franchirent le Rhin. Quelques jours après, le préfet du département s'éloigna en toute hâte du Valais, avec la gendarmerie, les douaniers, la garnison et la caisse publique. Cinq jours après, l'avant-garde des troupes alliées arrivait à Sion. Enfin le 29 décembre, un colonel autrichien, le baron Simbschen, arrivait à son tour avec un régiment prendre possession du Valais au nom des puissances alliées et rendre à notre pays sa liberté. Il invita le pays à déléguer douze députés pour procéder à une nouvelle organisation des pouvoirs. On créa un corps de police militaire, désigné sous le nom de chasseurs valaisans et fort de 400 hommes. Il faisait le service conjointement avec les troupes étrangères, et gardait ordinairement le passage du Simplon. Les lois françaises et les autorités judiciaires furent supprimées; on nomma des juges provisoires. Les bourgmestres et les syndics remplacèrent les maires et les adjoints. Le commandant autrichien établit son quartier général à Saint- Maurice, où il fit élever des ouvrages de défense (3 février 1814).

Les Français s'approchaient des frontières suisses. Une forte colonne cherchait à opérer par le Simplon sa jonction avec l'armée du maréchal de Castiglione, dont les avant-postes s'étendaient jusqu'aux environs de Genève. Mais elle fut repoussée par les Autrichiens et les chasseurs valaisans. Les vainqueurs s'avancèrent jusqu'à Domo-d'Ossola, où ils entrèrent le 9 mars.

Le 27 mars, le syndic provisoire d'Evolène fait rapport que le passage d'Arolla n'est pas impossible mais très difficile et pense qu'il faudrait y placer un petit poste, demande qui sera réitérée le 11 avril. Quatre jours plus tard, le grand châtelain du dizain annonce l'organisation d'une garde au passage d'Arolla.

Pendant que le Valais recouvrait son autonomie, les armées des alliés entraient dans Paris, l'empereur abdiquait et Louis XVIII montait sur le trône de France. La paix de Paris reconnut l'indépendance de la Suisse et garantit l'organisation politique qu'elle se donnerait. Les soldats étrangers quittèrent le sol valaisan. Pour mettre fin au gouvernement provisoire, les représentants des dizains se constituèrent en assemblée générale (30 mai). Elle n'eut qu'une voix pour demander la réunion du Valais à la Suisse, cette ancienne et chère alliée.

A Zurich, les ministres des puissances étrangères accueillirent avec bienveillance la députation valaisanne; les Confédérés lui tendirent une main fraternelle. Les voeux du peuple de la vallée du Rhône ne tardèrent pas à être exaucés: le 12 septembre 1814, le Valais fut reçu, comme vingtième canton, dans le sein de la Confédération suisse.

Le 7 août 1815, les députés des XXII cantons, réunis à Zurich, autour de la grande bannière à la croix blanche, prononcèrent le serment suivant:

« Nous jurons de maintenir constamment et loyalement Vaillance des Confédérés, à teneur du Pacte du 7 août 1815 qui vient d'être lu; de sacrifier dans ce but nos biens et nos vies; de procurer, par tous les moyens en notre pouvoir, le bien et l'avantage de la commune patrie et de chaque état en particulier ; de détourner tout ce qui pourrait leur nuire; de vivre, dans le bonheur comme dans l'infortune, en Confédérés et en frères; de faire tout ce que le devoir et l'honneur exigent de bons et fidèles alliés. »

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