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XVIème siècle - Adrien Ier de Riedmatten & ratement de l'alpage d'Arollaz

Après la ruine des vieilles dynasties féodales et les conquêtes sur la Savoie, le Haut-Valais, libre et tumultueux, exploite son triomphe. Il impose sa langue à Sion, dirige le choix des évêques, ses familles influentes succèdent aux châtelains savoyards dans la domination du Bas-Valais. Comme les cantons suisses, le Valais démocratique a désormais ses pays sujets, aux droits très limités.

La conquête du bas-Valais augmentant l'importance des communes, Hérens obtiendra, outre le châtelain épiscopal (appelé aussi Grand-Châtelain d'Hérens) de résidence ordinaire à Sion, un châtelain local (ou vice-châtelain). La châtellenie remplace désormais le vidomnat et l'assemblée des députés des communes s'appellera Diète.

En 1502, notre commune faisait partie du district de Sion et était représentée par Pierre Fauchère, vice-châtelain.

Adrien Ier de Riedmatten

De 1509 à 1532, Adrien Ier de Riedmatten, chanoine de Sion devient titulaire de la paroisse d'Evolène jusqu'à sa consécration comme évêque de Sion en 1532, succédant au belliqueux cardinal Mathieu Schiner dont l'issue de la bataille de Marignan ruina la politique.

Un titulaire de paroisse, aussi appelé « curé en titre » y résidait rarement. Celle-ci était desservie par un prêtre, véritable administrateur, appelé curé ou vicaire.

La Réforme en Valais jusqu'à la mort de Jean Jordan, paru en 1940, expose de façon complète les luttes religieuses qui se déroulèrent sous le règne d'Adrien Ier, tandis que l'Histoire moderne du Valais de 1536 à 1815 du chanoine Grenat relate les événements politiques de l'époque qui suivit le règne du turbulent cardinal Schiner.

Ainsi, l'épiscopat d'Adrien Ier a déjà été décrit dans ses grandes lignes. Mais le caractère et la physionomie de ce prélat sont encore loin d'être connus. Pour compléter les courtes notices biographiques que Dionys Imesch et Joseph Lauber lui ont consacrées dans les Blätter aus der Wallisergeschichte, nous vous invitons à retracer ce que fut la vie de ce prince de l'Eglise.

->Adrien Ier de Riedmatten (utilisateurs enregistrés)

La pointe et le col de l'Evêque ont-ils été baptisés en l'honneur de la consécration d'Adrien Ier ???

Sont-ce les pâtres de la vallée et les employés de l'évêque qui les nommèrent ainsi lors de leurs aventures alpicoles communautaires ???

Ou n'est-ce que par simple allusion à l'évéché de Sion, propriétaire des alpages d´Arolla de 1482 à 1875 ???

Il faut détruire le Col Collon
Le 25 janvier 1517, une grande assemblée se tint sur la place du marché de Sion, dans laquelle il fut décidé que le Valais, possédant de nombreux cols, il vaudrait mieux bloquer et détruire le col de Collon, parce que dans la guerre de 1475 contre le duc de Savoie, les troupes de ce dernier auraient pu facilement pénétrer en Valais par ce col et menacer la capitale. S'il fallait, en cas de danger, immobiliser un bon nombre de soldats pour garder ce col, ils ne seraient pas disponibles pour défendre le Haut-Valais.

Si les Evolénards refusent de détruire ce passage, on le fera détruire à leurs frais par des hommes envoyés par le bailli.

Cette décision fut reprise en 1525 et rappelée aux gens d'Hérens. Le conseil d'État envoya même des délégués pour examiner le passage et voir comment on pourrait le détruire. On défendit rigoureusement à nos gens d'utiliser encore ce col.

Nouvelle décision de la diète de 1529 de supprimer ce passage. Mais le lendemain une forte délégation se rendit à Sion pour protester contre la décision de la veille, déclarant que depuis des siècles il avait toujours été ouvert, qu'en temps de guerre avec les ducs de Savoie ils l'avaient toujours gardé et qu'ils l'utilisaient pour amener du vin et autres marchandises, comme aussi pour ler avec leur bétail à la foire d'Aoste. Ils eurent gain de cause, la diète décidant de maintenir ce passage.
En 1527, la communauté d'Hérens, tenant à ses franchises, porta une série d'arrêtés, dont :

- Qui se permet de proférer des paroles outrageantes ou des accusations fausses contre l'un de ses membres payera 10 livres, et pourra perdre son droit à la bourgeoisie

- Défense, sous peine de 40 sols, de prendre comme avocat, devant le tribunal, le Grand châtelain d'Hérens.

- Tout communier assistera aux assemblées, sous peine de 5 sols, sauf empêchement légitime, mais on peut se faire remplacer.

Les assemblées se tenaient tantôt à Saint-Martin, tantôt à Evolène. Pour éviter des frais, on se contentait parfois d'envoyer des délégués munis d'une procuration écrite en bonne et due forme par la main d'un notaire.

Des sous, des sous, des sous...
Au Moyen Âge, un sol valait 12 deniers, une livre 240 deniers ou 20 sols. Sol et livre n'étaient que des monnaies de compte. L'obole, qui valait un demi-denier fut frappée quelques fois. Ce système monétaire s'inspire nettement de la réforme introduite par Charlemagne. On sait que les Barbares, n'ayant connu comme monnaie d'argent que le denier romain, appliquaient ce nom à toutes leurs pièces d'argent.

Dans notre région, la monnaie courante était, au début du XVIème siècle, le Batz. Le Batz était une pièce de monnaie d'origine bernoise frappée dans certains cantons suisses et certaines régions du sud de l'Allemagne entre la fin du XVème et le milieu du XIXème siècle. Il valait 4 kreutzer ou 16 deniers. Le premier batz « valaisan » fût frappé par l'évêque Adrien Ier de Riedmatten au château de la Majorie à Sion. ->La régale des monnaies en Valais (utilisateurs enregistrés)

Au XVIIIème siècle, on adaptera l'orthographe du mot: "sol" devient "sou" pour mieux correspondre à la prononciation qui s'était imposée depuis plusieurs siècles.

De nos jours, le sou désigne une pièce 5 centimes. Une pièce de cent-sous désigne donc une pièce de cinq francs suisses et une pièce de quatre-sous une pièce de 20 centimes!

Pendant 30 ou 40 ans, il n'y eut qu'un seul châtelain local à Hérens. En 1530, Evolène et St-Martin obtinrent chacun leur vice-châtelain, avec cour de justice dans la localité. Notre val, jusqu'alors d'un seul ressort sauf pour les questions d'administration locale, comptera désormais deux juridictions pour la justice en première instance, suivant les limites naturelles à la Garde (rota de la gaïta, place du guet), où la vallée présente le plus fort étranglement, tout en restant unies sur le plan militaire et bourgeoisial. Cet état de choses durera jusqu'en 1881-84.
Cosmographia Universalis

der gross Gletcher von Arolla

En 1544, dans sa "Cosmographia Universalis", Sebastian Münster mentionne le Col Collon, mais ne l'intègre pas à son relevé, tout comme dans sa version en latin publiée en 1552:

« De Sion, il y a deux passages. Celui au nord, le Sanetch, qui mène au Sanen et celui au midi, qui au fond du val d'Erens traverse une grosse montagne de neige, appelée le grand glacier d'Arolla, jusqu'en Wapelina... »

La réforme
Le Valais n'était pas demeuré étranger au mouvement religieux qui avait détaché plusieurs cantons de l'Eglise romaine. Les doctrines protestantes avaient pénétré jusque dans le fond de ses vallées. Le Bas-Valais en reçut les germes de ses voisins d'Aigle, qu'un gentilhomme dauphinois, Guillaume Farel, avait converti à la Réforme, et qui en fut le berceau dans la Suisse romande; le Haut, d'un de ses fils, Thomas Platter, professeur à Bâle, et de quelques-uns de ses compatriotes qui allaient étudier à Berne, à Zurich, à Bâle, à Lausanne, et qui, à leur retour, propagèrent la religion protestante. Les idées des novateurs furent accueillies sans colère et sans persécution ; on les discuta, car elles étaient exposées librement, sans pression. Si l'opposition se montra vive, on peut dire toutefois que dans ses luttes religieuses, le Valais ne vit point couler le sang de ses enfants.

En 1528-1529, le Valais conclut néanmoins des alliances avec la Savoie et les cantons catholiques de la Confédération pour la conservation de la foi. Le Chablais, menacé par les Bernois protestants, demanda protection à l'évêque de Sion en 1536.

Dès la fin de la première moitié du XVI e siècle, les doctrines réformées avaient pris un essor considérable. Elles avaient des adhérents dans chaque dizain, dans toutes les principales familles. Aussi, en 1551, la diète proclama la tolérance religieuse.

Carte du Valais aux armes d'Adrien 1er de Riedmatten - 1548

Aux discussions qui agitaient les hommes, les flots du Rhône mêlèrent leur sinistre voix. Une affreuse inondation désola le Valais (1577). Quelques années après, la Dranse se ruait à son tour sur les vallées inférieures, et ensevelissait sous ses eaux soixante et dix personnes (1595).

A peine ce malheureux pays sera-t-il remis de ces désastres, qui ne l'ont que trop souvent frappé, qu'il verra la peste décimer ses populations. Il était impossible que l'équilibre se maintînt longtemps entre protestants et catholiques, qui représentaient deux partis de forces à peu près égales; l'un d'eux voulut l'emporter. Le peuple se réunit sur le pré de la Planta, et là, en présence des ambassadeurs de France et d'Espagne, et des députés des cantons catholiques et protestants, il déclara, à la majorité des suffrages, que le Valais demeurerait attaché à la foi de ses pères, et condamna les réformés au bannissement (1603).

Ratement de l'alpage d'Arollaz

En 1561, le doyen de Valère, lieutenant et commissaire de l'évêque Jean Jordan procède au ratement de la montagne d'Arollaz, inventaire du fonds déterminant les noms des propriétaires et la quantité de fonds que chacun possède à l'alpage.

La cuillerée est l'unité admise dans tous les consortages de la commune.

. . .

En 1577, Barthélemy Albi, bourgeois de Sion, sautier de Sion et châtelain de la vallée d'Hérens visite les limites entre la montagne d'Arollaz et celle de Prazgraz.

En 1600, les droits à l'alpage d'Arollaz sont établis par Jean de Tryono, notaire. Il y sera notifié que 6 cuillerées seront nécessaires pour alper une vache sur la montagne d'Arollaz.

->dossier complet (utilisateurs enregistrés)
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