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XVème siècle - Guillaume VI de Rarogne, Asperlin & Walter Supersaxo

Mgr Guillaume VI de Rarogne, dernier survivant des seigneurs de Mont-Ville, meurt à son retour de Rome en 1451.

De 1460 à 1482 L'affaire Asperlin verra Rodolphe d'Asperlin et l'évêque de Sion Walter Supersaxo se disputer l'héritage des Rarogne. Condamnés en 1482, les Asperlin quittent le Valais. Les possessions des Rarogne dans notre région - la Gietty, la rive droite de la Borgne et le Val d'Arolla - passent à l'évêché par achat.

La Guerre des Rarogne

La noble maison de Rarogne conservait dans son sein le siège de Sion. Guillaume V de Rarogne, le Jeune, élevé à l'épiscopat par le pape Boniface IX, le 12 juillet 1402, avait succédé à Guillaume IV, le Bon. Guichard de Rarogne, oncle du prélat, était investi des dignités de bailli et de capitaine-général du Valais. Le pouvoir et l'opulence de cette famille excitèrent la haine et la jalousie du peuple. Par les actes de son administration, Guichard augmenta encore l'irritation de ses concitoyens. Les Valaisans résolurent de délivrer le pays de cette famille. Le mouvement commença à Brigue. Les chefs de l'insurrection appelèrent le peuple aux armes en dressant la Mazze.

« Est-ce Silinen? Est-ce Asperlin? » La Mazze restait silencieuse. Mais, au nom de Rarogne, elle s'inclina profondément...

->les guerres de Rarogne (utilisateurs enregistrés)

Dès 1410, la Savoie, qui craint une guerre avec Berne et Fribourg, conclut une alliance avec l'évêque de Sion et les sept dizains du Valais.

En 1414, les « patriotes valaisans » des sept dizains, qui cherchent à éliminer de chez eux la noblesse féodale, se soulèvent contre l'évêque Guillaume V de Rarogne et contre son oncle le bailli Guichard. Ils les soupçonnent de vouloir obtenir de l'empereur d'Allemagne les droits souverains sur le pays au profit de leur famille. La Savoie soutient tout d'abord les Rarogne, puis les abandonne. Cette famille s'assure alors l'appui de Berne. La même année, le capitaine général Guichard de Rarogne obtient de l'empereur Sigismond la souveraineté héréditaire sur le comté du Valais.

1415, révolte des Patriotes sous « l'emblème de la Chienne ». Les Rarogne cernés dans le château de la Soie, doivent promettre d'associer les Dizains au gouvernement.

1417, l'évêque Guillaume V de Rarogne quitte le Valais devant l'opposition des dizains.

1418, afin d'assurer au roi Sigismond de Hongrie le passage des cols et pour mettre un terme à la guerre de Rarogne, le concile de Constance nomme le 6 juin André de Gualdo, archevêque de Colocza en Hongrie, administrateur du dioscèse de Sion.

La fin des Rarogne
Le comte Amédée VIII de Savoie, l'archevêque de Tarentaise et l'évêque de Lausanne sont soulagés. En ce 7 février 1420, la guerre de Rarogne qui déchire le Valais depuis quelques années prend fin. Les Valaisans sont condamnés à indemniser l'évêché de Sion, les Bernois et Guichard de Rarogne. Ce dernier rentrera en possession de ses biens. Mais la puissance et l'éclat de sa maison ont à jamais disparu.

Un Rarogne montera encore sur le trône épiscopal en 1437 sous le nom de Guillaume VI de Rarogne: Guillaume III de Mont-Ville, mais la famille s'établira ensuite sur ses domaines du Toggenbourg et à Uznach, dans la vallée de la Linth, où la branche s'éteindra faute de postérité.

Développement des libertés populaires
Dans deux assemblées du Conseil général, tenues le 16 mars 1425 et le 16 mars 1435, André de Gualdo, administrateur dès 1418 et évêque dès 1431, confirma aux VII dizains les droits qu'ils possédaient dans l'exercice de la justice et de l'administration. Il reconnut qu'il devait accepter, dans son Conseil, deux citoyens que le pays nommerait, et qu'il ne devait pas élire les officiers épiscopaux sans le consentement des patriotes. Il ne devait établir qu'un seul procureur fiscal. Il promettait, sous la foi du serment, de n'excommunier ou de ne faire excommunier aucun patriote. Chaque communauté procédait, comme elle en avait la coutume, à l'élection annuelle de son juge, châtelain, major ou sautier.

Le XVe siècle commence à voir s'éteindre l'hérédité des charges de l'ancienne noblesse : les dizains exercent, par des magistrats électifs, la justice civile et criminelle. L'importance politique de ces communautés, dont plusieurs rachètent des droits seigneuriaux, augmente et se développe. Elles se donnent des lois et des statuts, organisent leur administration intérieure, et font consacrer par les chartes épiscopales les libertés anciennes et les droits nouveaux, qui constituent les principes de la démocratie et d'un nouveau système gouvernemental.

De 1442 à 1449, l'évêque Guillaume VI de Rarogne achète des prés, des mayens et des droits d'alpage à Arollaz et Pragraz et fonde en 1445 le vicariat d'Evolène.

Constitution de la communauté d'Hérens et de la paroisse d'Evolène
En 1443, les hommes de toute la paroisse d'Hérens, assemblés sur le cimetière après les offices divins, en présence de leur curé, décidèrent de resserrer les liens de la grande communauté : Ainsi ils seraient plus aptes à défendre leurs franchises. Séance tenante, ils élirent d'un commun accord 14 procureurs qui reçurent pleins pouvoirs pour représenter la communauté. On les autorisa à signer conventions et arbitrages, à choisir les avocats, à paraître en justice.

Le curé de la paroisse Jean Duc, notaire impérial protocola cette séance mémorable. Signèrent avec lui 5 témoins de Zermatt résidant dans la paroisse.

Le 18 octobre 1445, les chefs de famille d'Evolène, au nombre de 101, se rendirent à Sion auprès de Mgr Guillaume VI de Rarogne, seigneur de Mont-Ville, et lui exposèrent leur souhait de construire une église au lieu-dit Saint-Jean d'Evolène, en lieu et place de l'oratoire existant.

L'autorisation de l'évêque leur fut délivrée 7 jours plus tard et le 21 octobre de l'année suivante, ce dernier put procéder à sa consécration solennelle et à la bénédiction du cimetière contigu à l'église.

->Origine de la paroisse d'Evolène (utilisateurs enregistrés)

1451, Mgr Guillaume VI de Rarogne meurt à son retour de Rome, dernier survivant des seigneurs de Mont-Ville.
L'affaire Asperlin
Guichard de Rarogne meurt en 1424. Il laisse deux fils et deux filles dont Françoise, qui épouse Rodolphe Asperlin.

Rodolphe Asperlin a des droits légitimes aux biens de la maison de Rarogne, en particulier à la seigneurie d'Anniviers, tant par sa mère, Anastasie ou Nesa de Rarogne, que par sa femme Françoise.

Dès le XIIIe siècle, les évêques de Sion ont inféodé la seigneurie d'Anniviers aux sires d'Anniviers, sous réserve de la suzeraineté épiscopale, et d'un retour de la seigneurie à la mense épiscopale pour le cas où cette famille s'éteindrait sans descendance légitime directe. Cette clause n'exclut donc pas une descendance féminine ; c'est pourquoi Anniviers passe sans difficulté aux nobles de Rarogne.

Mais depuis 1458, l'évêché de Sion est aux mains fermes d'un Valaisan originaire de Brig près d'Ernen, Walter Supersaxo. Ce dernier est bien décidé à recouvrer la possession de la seigneurie d'Anniviers et commence par contester la légitimité des aliénations des Rarogne en faveur de la communauté d'Anniviers et de Rodolphe Asperlin.

->L'affaire Asperlin (utilisateurs enregistrés)

1465, le 17 septembre, Pierre Canalis, chanoine de Sion, Fr. Pierre de Carrerio, chanoine du Mont-Joux et André Kytmandi, agissant au nom de Pierre Amedei, prieur de Saint-Jaquème d'Aoste et recteur de la maison de l'hospice à Sion, donnent en fief et admodiation à Henslinus Perreti alias dey Matlès de Pratoborno (Zermatt) de la paroisse de Saint-Martin le tiers de la grande dîme du val d'Hérens depuis le torrent "de la magnyz" et la crête de Plains jusqu'aux montagnes de Ferpècle et Arola, en blé, foin, chanvre, orge, avoine, fèves, légumes et jeune bétail.
1475, la bataille de la Planta et la conquête du Bas-Valais
Après avoir goûté pendant quelques années les bienfaits de la paix, la vallée du Rhône va de nouveau présenter le spectacle de la guerre. Les rapports du Valais et de la Savoie prenaient un caractère hostile, qui s'accentuait de plus en plus. Les querelles interminables des communes frontières de Savièse et de Conthey avaient fourni à la duchesse Yolande de Savoie l'occasion d'écrire à l'évêque Walter II Supersaxo que « si cela ne finissait pas bientôt, elle en viendrait enfin aux grands remèdes.

La bataille de la Planta eut lieu le 13 novembre et se termina par la victoire des troupes haut-valaisannes appuyées par les confédérés face aux troupes savoyardes, alliées du duché de Bourgogne.

Les jours suivants, les dix-sept châteaux et places fortes du Bas-Valais furent conquis et démantelés. Les Haut-Valaisans, conduits par Jean d'Asperlin (alias Hans, Hyans, Johann Esperlini), issu d'une branche collatérale de Rodolphe, et jouissant d'un grand crédit auprès du peuple, portèrent le fer et le feu jusqu'à Saint-Maurice et jusqu'au pied du Saint-Bernard.

Les dizains du Haut-Valais, y compris Sion, y marquèrent leur prépondérance et l'allemand devint la langue officielle.

->la conquête du Bas Valais (utilisateurs enregistrés)

1482, les Asperlin, condamnés, quittent le Valais. Les possessions des Rarogne de Mont-ville passent à l'évêché par achat.

En 1492, une quittance d'achat de 12 cuillérées à l'alpage d'Arollaz est établie au nom du noble Hans Esperlini de Sion, jadis capitaine de Sion, major de Rarogne.

1498, les alemanes, qui manifestèrent leur sentiment profondément religieux lors de l'érection du Vicariat d'Evolène, étendirent aux deux tiers de la paroisse d'Hérens l'aire du dialecte allemand, laissant dans le patois local un certain nombre de vocables qui furent plus ou moins déformés par la suite dont les lieu-dit du Wartzé ou Ouartsé (Schwarzee, lac noir) et de l'alpage du Louché (Blausee, Lac Bleu, a donné Loukchê)
->dossier complet (utilisateurs enregistrés)
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