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Gaudebaud, Sigismond et la villa de Bramois

De 443 à 534, le Valais central passe sous domination burgonde.

L'histoire de ce peuple venu du Nord au début du IVe siècle nous intéresse particulièrement du fait que leur roi, saint Sigismond en 515, dota l'abbaye de St-Maurice en lui donnant la Villa de Bramois et toute son intégrité, à savoir ses dépendances, terres, maisons, édifices, esclaves, hommes libres, serfs, habitants, vignes, champs, prés, forêts, eaux, cours d'eau, dîme, soit la totalité du Val d'Hérens et les territoires d'Ayent.

Les Burgundes
Originaires de Bergen en Norvège, Les Burgondes - ou Burgondions - étaient un peuple installé au nord-est de la Germanie sur les bords de la Vistule. Au moment de la naissance du Christ, ils deviennent puissance rhénane.

En 413, il s'établissent sur les bords du Rhin où ils se heurtent aux légions romaines, plus fortes, mais inquiètes.

Battus par les Huns en 427, les Burgundes fixèrent définitivement leurs demeures en Sapaudie, contrées situées sur les deux versants du Jura (413-435). Les Romains, espérant que les territoires habités par ce peuple guerrier formeraient un boulevard puissant contre les incursions des Barbares, qui inquiétaient continuellement l'empire, favorisèrent la création du royaume de Burgundie ou de Bourgogne.
Arrivée en Valais

En 443, des Burgondes s'installèrent dans les parties centrale et occidentale du Valais tandis que l'ancien territoire des Vibériens se voyait envahi par une horde d'Alémanes, confédération de nations germaniques qui campaient, au IIIe siècle, sur les bord du Danube et du Rhin.

Les nouveaux habitants partagèrent entre eux la contrée et ne laissèrent aux indigènes que le tiers des terres et les deux tiers des serfs. les Burgundes embrassèrent le christianisme. Ils adoptèrent les restes corrompus de la civilisation romaine, et confondirent insensiblement leurs moeurs et leur langue avec celles des populations au milieu desquelles ils s'établirent.

Leur caractère, moins barbare que celui des autres peuples venus du Nord, facilita aisément cette fusion. Les Burgundes distinguaient déjà trois classes d'hommes : les nobles, les hommes libres et les serfs. Les comtes, juges civils et militaires, exerçaient la justice dans le canton.

Après le partage des terres, les habitants de la vallée du Rhône se livrèrent à l'agriculture, à l'élevage du bétail, au défrichement des forêts; la vigne commença à refleurir. Mais le pays, dévasté pendant de longues années par les hordes barbares, se relevait lentement de ses ruines. Les produits de la civilisation romaine, le commerce, l'industrie, les sciences, les arts et les lettres avaient complètement disparu et ne devaient pas renaître avant longtemps.

La Louange perpétuelle
En 501, Gondebaud - roi des Burgondes à partir des années 470 avec ses frères, Godégisile, Gondemar et Chilpéric mais désormais seul maître à bord - promeut un code, la Loi Gombette, qui prône l'égalité des droits entre les Burgondes et les populations conquises.

En 515, Saint Sigismond, fils et successeur de Gondebaud sur le trône de Bourgogne, restaura l'abbaye de Saint-Maurice. Il reconstruisit, sur de grandes et magnifiques bases, l'église et les bâtiments du monastère, qu'il enrichit de propriétés considéables, situées dans la Haute-Bourgogne, le pays de Vaud, la vallée d'Aoste et le Valais, dont la Villa de Bramois, à laquelle appartenaient notre vallée et la région d'Ayent. Cette dotation royale fut concédée par charte du 30 avril 515. L'abbaye de Saint-Maurice prit dès lors une importance remarquable : cinq cents religieux, divisés en cinq chœurs, y célébraient nuit et jour et sans interruption le service divin.

Sigismond, cédant aux coupables conseils de sa seconde femme, Constance, orgueilleuse parvenue, fit assassiner son fils Sigéric, issu du premier lit.

Ce crime souleva l'indignation de son peuple, qui se révolta contre le parricide.

Bientôt le roi, le coeur plein de remords, implore la miséricorde divine et se réfugie à l'abbaye de Saint-Maurice.

Mais ses ennemis le poursuivent, le saisissent dans sa retraite et le livrent aux Francs en 522.

Conduit captif à Orléans, il sera décapité avec sa femme et ses deux enfants en 524 par Clodomir, fils de Clovis

En 524, Clodomir est tué à son tour à Vézeronce (Isère) dans une bataille contre les Burgundes.

Gondemar, frère de Sigismond, s'efforça, pendant dix ans, de tenir entre ses mains le sceptre de ses pères.

En 534, Clotaire, de Soissons, et Childebert, de Paris, fils de Clovis, roi des Francs, qui depuis longtemps convoitent le royaume des Burgundes, livrent bataille à Gondemar, le battent et s'emparent de ses Etats.

Le Valais subira à nouveau le sort des armes et se trouvera soumis au pouvoir des nouveaux conquérants, les Francs.

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